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La désillusion du projet Galthié

Ce 15 octobre 2023 restera une date importante dans l’histoire du rugby français. Avant le début de cette Coupe du Monde, les observateurs pensaient tous que cette année serait la bonne. Mais voilà, le sport n’est pas une science exacte. Les premiers signaux négatifs sont même apparus avant le début de cette compétition, avec la blessure d’un des joueurs les plus importants de l’équipe, en la personne de Romain Ntamack. Cela a été un coup dur pour le groupe et pour Fabien Galthié, qui a dû composer sans son demi-d’ouverture, qui formait depuis quelques années l’une des meilleures paires avec son collègue Antoine Dupont.

Cependant, l’équipe de France est arrivée dans cette compétition en tant que favorite, en raison de sa dynamique des trois dernières années, de son classement (2e nation derrière l’Irlande) et du fait d’être le pays hôte. Malgré l’absence de Romain Ntamack, le public a soutenu son équipe avec ferveur, notamment depuis le Grand Chelem de 2021/2022.

Sous la direction de son capitaine, élu meilleur joueur du monde en 2021, la France a survolé la phase de poules, notamment en battant les Néo-Zélandais lors du match d’ouverture. Les autres matchs ont été relativement simples, bien que le choix de Fabien Galthié de reposer ses cadres contre l’Uruguay ne semblait pas logique, étant donné qu’un match facile contre les Namibiens était prévu une semaine plus tard.

Lors de ce match contre les Namibiens, un autre point négatif est apparu lorsque Antoine Dupont, le maître à jouer de l’équipe française, s’est blessé, risquant de manquer le reste de la compétition. Heureusement pour les Français, il est revenu moins d’un mois plus tard après avoir subi une opération.

La « vraie compétition » a donc commencé à partir des quarts de finale pour les équipes favorites. Les champions en titre, les Springboks, se sont dressés sur la route des Bleus. Ce quart était une finale avant l’heure, mettant en confrontation deux des trois équipes favorites.

Le match s’est déroulé le 15 octobre 2023 au Stade de France à 21 heures. Antoine Dupont était bien présent, mais les Sud-Africains l’ont averti qu’il ne serait pas ménagé et que le match serait physique pour lui.

Le décor était planté, et les Bleus ont commencé le match en fanfare, avec une détermination inébranlable, se traduisant par un essai rapide de Cyril Baille, qui avait lui aussi été blessé avant le début de cette Coupe du Monde. Les coups de pied de capitaine Dupont ont montré qu’il était en forme et de retour.

Cependant, les champions du monde en titre ne se sont pas laissés abattre facilement et ont fait preuve de réalisme, profitant des erreurs de la défense française sur les chandelles adverses pour inscrire trois essais avant la mi-temps, malgré un manque de possession notable.

La France a maintenu son avance grâce à des essais de Mauvaka, qui n’a pas été transformés grâce à un contre de Kolbe, ainsi qu’un nouvel essai de Baille, suivi d’une pénalité, plaçant la France en tête à la mi-temps.

La deuxième mi-temps a révélé les défauts qui ont persisté depuis la prise de fonction de Galthié. Des pertes de balle inutiles et des en-avants, même en l’absence de réelle pression, semblaient montrer que les Bleus avaient été submergés par l’importance de l’événement. Le calme habituel avait cédé la place à la précipitation dans les décisions, comme en témoigne le coup de pied de pénalité de Mathieu Jalibert, qui a fait perdre du terrain à son équipe. Cela a favorisé la défense des Springboks, réputée comme la meilleure du tournoi, qui a bloqué le jeu rapide en sortie de ruck, sans être sanctionnée par le comité arbitral, peut-être à tort.

L’équipe de France a donc perdu d’un point après avoir encaissé un essai et une pénalité. Les seuls points marqués par les Bleus ont été sur pénalité. C’est indéniablement une déception pour l’équipe et pour le projet de Fabien Galthié. Tout n’est pas à rejeter, mais l’objectif initial, à savoir réaliser une très bonne Coupe du Monde à domicile, n’a clairement pas été atteint. Des questions se posent quant aux changements nécessaires pour que cette équipe réussisse dans quatre ans.

Cela soulève d’autres questions : aurait-on eu un meilleur résultat avec une équipe complète et Antoine Dupont en pleine forme ? Sa fin de match a été difficile, ce qui est compréhensible étant donné le temps écoulé depuis son dernier match et les deux semaines d’arrêt complet de l’entraînement.

La France est donc éliminée de sa propre Coupe du Monde, et elle devra regarder les demi-finales à la télévision, ce qui est d’autant plus frustrant compte tenu du potentiel de cette génération exceptionnelle.

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La France championne du monde?

A moins de 3 mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde de rugby, cet événement tant attendu de la rentrée, nous allons dresser un état des lieux et examiner les équipes favorites, les outsiders et les surprises auxquelles nous pouvons nous attendre.

Cocorico ! Nous sommes le pays hôte de cette Coupe du Monde, et à l’instar de leurs homologues du football, les Français tenteront de remporter le titre dans leur mythique Stade de France. Ils font clairement partie des favoris, mais ils devront être présents dès le début, lors des phases de groupe, avec en match d’ouverture un choc contre les redoutables Néo-Zélandais. En cas de victoire, les Français pourront aborder la suite de la phase de groupe sereinement, mais en cas de défaite, ils devront obligatoirement remporter leurs matchs contre une équipe italienne en pleine progression, ainsi que contre les Uruguayens et les Namibiens qui ne lâcheront rien.

Les champions du monde ont également hérité d’un groupe relevé, avec, à mon avis, l’une des trois équipes favorites, l’Irlande, ainsi que les Écossais qui chercheront à prendre leur revanche après leurs défaites contre les Irlandais lors du Tournoi des 6 Nations. La Roumanie, en revanche, risque de se retrouver en bas du classement de ce groupe, derrière les Tonga, qui pourraient causer une surprise.

Le favori ayant le groupe le plus abordable est clairement l’Australie, qui retrouvera des Gallois en grande difficulté, ainsi que des Fidjiens et des Géorgiens qui tenteront de décrocher la deuxième place qualificative pour les quarts de finale, et les Portugais, ravis d’avoir obtenu la dernière place qualificative, qui seront clairement l’équipe la plus faible du groupe.

Le dernier groupe de cette Coupe du Monde est également assez homogène, avec trois équipes qui se démarquent : l’Angleterre, le Japon et l’Argentine. Les Samoa et le Chili, quant à eux, tenteront de remporter au moins un match. Il s’agit d’un groupe très intéressant à suivre.

Dès les quarts de finale, nous pourrions assister à des chocs entre la France et la Nouvelle-Zélande d’une part, et l’Irlande ou l’Afrique du Sud d’autre part. Cela promet des matchs intenses dès les premiers stades à élimination directe entre les favoris.

En ce qui concerne les pronostics, la victoire finale devrait se jouer entre la France, qui est actuellement la deuxième meilleure nation au monde, jouant à domicile et en grande forme, l’Irlande, qui est sans doute la meilleure équipe sur le papier à l’heure actuelle, et l’Australie, qui a probablement le groupe le plus abordable et une partie du tableau qui devrait se corser en demi-finale. Il convient également de garder un œil sur l’Angleterre et l’Afrique du Sud, qui pourraient jouer les trouble-fêtes dans ce trio, ainsi que sur les redoutables Néo-Zélandais.

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Crunch France Angleterre

Hier soir,  je me suis déplacé dans la capitale pour voir la « finale » du tournoi des 6 nations. Ce match oppose deux grandes nations de ce tournoi, l’équipe de France et le quinze de la rose. Les français, s’ils s’imposent, ont l’occasion de réaliser le Grand Chelem (gagné tous les matchs du tournoi) et de remporter pour la 10ème fois de leurs histoire, ce tournoi. Côté anglais, cette rencontre  peut, s’ils en sortent vainqueurs,  leur assurer la 3ème place du tournoi. Ce match se déroule  dans l’antre du sport français, le stade de France, et  le public est bel et bien présent, avec un stade à guichet fermé plus d’une semaine avant le coup d’envoi. Tous les éléments sont donc réunis pour assister à une grande rencontre de rugby.

Le Crunch (nom du match France-Angleterre) commence réellement au moment des hymnes pour chacun des deux pays. God Save The Queen résonne dans ce stade où sont présents un bon nombre d’anglais, puis vient le moment que tout le monde attend, la Marseillaise. A ce moment-là, les 79156 personnes présentes dans le stade la chantent, même les anglais,  comme notamment 2 supporters anglais sur les places à côté de moi qui s’égosillent sur l’hymne. L’émotion est vraiment forte à ce moment-là, tous les problèmes géopolitiques actuels ou de pandémie sont oubliés,  pour faire place à la folie d’un match. 

Le match commence donc avec l’engagement côté français. Souvent durant ce tournoi les français ont mis du temps à rentrer dans leur match mais cette fois-ci la pression sur les anglais est  instantanée. Les joueurs du quinze de la rose essayent de ce sortir de cette pression notamment en dégageant beaucoup de ballon. L’arrière français, Melvyn Jaminet est beaucoup sollicité.

A la 9ème minute, les français ouvrent le score grâce à une pénalité sur un super grattage de ballon en face des poteaux. Melvyn Jaminet la transforme, score 3-0 pour les bleus. Les français poussent et arrivent à marquer un essai en bout de ligne sur une splendide passe de romain Ntamak pour Gaël Fickou qui conclut. Cet essai ne sera pas transformé. Donc 8-0 pour la France.

Les anglais n’arrivent pas à avancer et cela  grâce à l’énorme défense du pack avant français. Ils s’en remettent donc à des pénalités transformées par Smith grand espoir de la sélection anglaise. Ils vont en réussir 2 durant cette première période, ça sera leur seul point inscrit.

Côté français Jaminet transforme une pénalité depuis les 50 m puis en toute fin de mi-temps un essai est inscrit par François Cros, il sera transformé donc 18-6 à la mi-temps.

Le début de la deuxième mi-temps est marqué par un grand temps fort anglais soldé par un essai ressemblant à celui de Fickou en première mi-temps. Les vagues anglaises déferlent et les français sauvent même un essai, en mettant le bras sous le ballon sur la ligne de but.

Puis, le meilleur joueur de l’année, décide d’arrêter tout suspens et s’en va inscrire un superbe essai juste en face de mes yeux. Bien servi sur une passe après contact,  Antoine Dupont raffûte (quand un joueur contre le plaquage) un adversaire pour plonger inscrire l’essai entre les poteaux. Le stade exulte, 25-13 pour les bleus, avec une telle solidité défensive, personne ne voit les anglais revenir.

Fabien Galthié à 3 min de la fin,  décide de remplacer Antoine Dupont pour peut-être, lui offrir une standing ovation, où tout le stade se lève et applaudit son numéro 9.

La France va donc s’imposer et réaliser le Grand-Chelem dans une ambiance énorme. Le premier ministre remet le trophée à Dupont qui s’en va le soulever avec ses coéquipiers. Un feu d’artifice illumine tout le  stade et Free From Desire sort des enceintes.

Une soirée vraiment  exceptionnelle à tous les points autant sportivement  qu’émotionnellement.

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